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La vie est un bouquet de violettes[Elizabeth/ Aaron]

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MessageSujet: La vie est un bouquet de violettes[Elizabeth/ Aaron] Lun 3 Mar - 18:56

J'avais fort peu de chances que mon bouquet ,un tantinet provocateur, je devais bien le reconnaitre, ne suscite l'enthousiasme. Et force était de constater que j'étais  pour cette fois encore tout à fait dans la majorité statistique, puisque la charmante Elizabeth n'avait pas jugé opportun de me rappeler. Ce n'était pas à proprement parler pour me déplaire, car je devais avouer que je n’avais d pas été outre mesure obnubilé par son souvenir. Combien de fois le pêcheur doit il amorcer en vain pour parvenir à la touche?
Certes Elisabeth était une jolie femme, mais ce n'était pas non plus une de ces beautés qui vous hantaient après vous avoir coupé le souffle et fait flageoler les jambes. Soyons juste cependant, je n'aurais pas été contre le fait de me presser un peu tout contre elle, Je ne présentais pas ,cependant, chez elle ,les frémissement d'une sensualité. Il est en effet notoire que les militantes engagées sont souvent une plaie matelassière, intellectualisant tout à l’extrême, au mépris de la jouissance sauvage et jubilatoire que tout coït bien conduit devrait procurer.
Je la rangeais d'instinct d'avantage dans la catégorie de celle que mon ami Caleb, avec son élégance coutumière, appelait les mal baisées, voir celle des pas baisées du tout, que dans celle des torrides femelles.
Il est des hommes que le défis d'ouvrir aux plaisir des sens les infortunées n'ayant pas encore eu la chance d'y être convenablement introduite excite. Bien qu'ayant par malchance épousé une semi frigide, je ne faisais cependant pas partie de ceux ci. Hélas, en un sens, car mes plaisirs conjugaux auraient peut être alors pris une intensité suffisante pour ne pas étouffer finalement le sentiment affectif naissant ente mon épouse et moi. Si j'avais décidé, suite à un angle de vue inattendu , de courtiser Maitre Grimms, ce fut d'abord pour accroitre son agacement à l'audience proche durant laquelle nous représentions des partie opposées.
Et si je la relançait ce soir, c'était certes parce que le climat fortement dégradé entre Ivy et moi tournait au délétère, mais aussi parce que j'avais moi même par moment plaisir à intellectualiser l’Éros.
Séduire une farouche ,qui plus était pétrie de mauvais à priori envers moi,m'avait paru être un dérivatif ludique à l'affrontement des tensions conjugales.
N'espérant même pas découvrir sous son caractère  revêche quelque Messaline experte, mais escomptant quand même peut être parvenir à ferrer ma proie,je m'étais rendu chez elle, sachant que souvent l'audace pouvait s'avérer payante.
La déstabilisation était une tactique éprouvée pour gagner du terrain, et je comptais bien surprendre maitre Grimms ce soir là.
L'implacable Aaron Winston se montrerait imaginatif, et charmant, afin de lui faire baisser la garde, et, si d'aventure il y parvenait, ce dont à vrai dire je doutais fort peu,il aurait la consolation d'avoir réussi une belle manœuvre d'approche pour lui faire oublier une étreinte certainement décevante du point de vue des sens.
J'avais décidé pour commencer,d'adopter une tenue plus décontractée que mes costumes sur mesure,affichant sans ambigüité le cout de revient par la qualité des étoffes choisies.. Mon tailleur, riche un peu grâce à moi, savait aussi faire des jeans. Le comble du luxe que de s’offrir la perfection de la coupe et de l'assemblage y compris pour des tenues absolument pas habillées!

J'inspectai mes dents et mes gencives afin de vérifier si un ultime passage de fil dentaire ne s'imposait pas dans le miroir de courtoisie de la Daimler avant de me diriger vers la maison abritant non seulement les bureaux, mais aussi les appartements privés d'Elizabeth Grimms. Simple propre,sans ostentation de richesse. Bref un habitat à l'image de cette idéaliste pince froid!.
J'avais pris soin de décoller l'étiquette du vieux Médoc que j'avais fait monter de ma cave personnelle ,afin d'y apposer une étiquette sans prétention de vin californien.
Je la tenais on nonchalamment à bout de bras en remontant l’allée d'une allure décontractée, entendant signifier à Mademoiselle Grimms que je pouvais être très différent de ce que je laissait paraitre de moi d'ordinaire. Aaron,le gars cool et décontracté,simple à l'image de son cadre de vie, et abordable,voila qui je voulais lui
faire rencontrer.
les lèvres maquillée de mon sourire le plus avenant, je maniai le heurtoir de sa porte.


Dernière édition par Aaron Winston le Mar 4 Mar - 19:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La vie est un bouquet de violettes[Elizabeth/ Aaron] Mar 4 Mar - 16:00



    Elizabeth Grimms se trouvait tranquillement chez elle, ce qui n'arrivait pas si souvent. La demoiselle était en effet une avocate extrêmement occupée comme la plupart de ses consoeurs. Le métier ne laissait que peu de temps à la rêverie et la flânerie. Il y avait tant à faire: préparer les audiences, recevoir les clients, plaider au Tribunal, organiser parfois des négociations, chercher soi-même des preuves, bien souvent, quand la police ne faisait pas son travail de manière aussi complète que certains avocats l'auraient voulu … Tout cela prenait un temps certain et Elizabeth avait conscience que c'était là de belles années qu'elle consacrait à sa charge.

    Toutefois, après ses ruptures de fiançailles, quelques années plus tôt, la jeune avocate ne parvenait de toute façon pas à refaire confiance à un homme. Elle avait été trahie de la plus vile des façons, alors qu'elle était à terre, faible et proie facile. Et elle n'oublierait pas qu'il en allait souvent ainsi avec les relations amoureuses. Les hommes, donc, étaient exempts de sa vie. Elizabeth leur consacrait aussi peu de temps que possible et cela lui allait très bien, de fait.

    Rentrée ce soir-là, elle avait rapidement échangé son tailleur contre un jean -plus confortable- et un tee-shirt en coton très simple, d'une belle couleur bleue profond. Pieds nus, comme toujours comme elle était chez elle, Elizabeth s'était glissée dans son canapé, avec la résolution assez primaire de se reposer. Elle avait allumé la radio, qui diffusait les informations à cette heure-ci et avait choisi de se faire chauffer un thé à la vanille qui embaumait désormais l'appartement. Un vrai délice du point de vue de la jeune femme, qui s'apprêtait à y tremper les lèvres quand elle entendit frapper à la porte de son appartement.

    Elizabeth était assez étonnée car elle n'attendait personne. Il était rare qu'on lui rende visite. Toutefois, elle reposa avec dépit son thé brûlant et alla voir qui était derrière la porte. Après un vague coup d'oeil à l'oeilleton, elle remarqua qu'il s'agissait de Aaron Winston, le mari de Ivy dont elle était l'avocate. Ils s'étaient rencontrés quelques temps plus tôt, puisqu'ils avaient plaidé l'un contre l'autre dans une sombre affaire de meurtre. Elizabeth l'avait trouvé fort désagréable, mais elle s'en était voulu de son jugement hâtif quand elle avait reçu un beau bouquet de fleurs le lendemain. Après tout, peut-être regrettait-il d'être allé si loin ?

    Elizabeth avait pour principe de ne pas s'attarder sur de fausses impressions et c'est pourquoi la jeune femme ouvrit la porte. Mais pas totalement, elle l'entrebaîlla juste, de fait. “-Monsieur Winston ? Je peux vous aider ?” Elle ne s'attendait pas à le voir ici et surtout, elle ne voyait pas ce qui pouvait l'amener là. La jeune femme espérait qu'il ne vienne pas pour faire pression sur elle … “-Si vous souhaitez me rencontrer, je vous encourage à prendre un rendez-vous auprès de ma secrétaire.” C'était cérémonieux comme procédure, mais cela évitait ce genre de rencontres.

    Eli n'était pas vraiment inquiète mais plutôt vaguement mal à l'aise. Que lui voulait donc cet homme, en fin de compte ? D'autant plus que son thé refroidissait et que donc la jeune femme aurait volontiers choisi d'aller le boire plutôt que de rester face à un collègue. Malgré tout la politesse était reine et la demoiselle attendait donc la réponse du jeune homme.

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MessageSujet: Re: La vie est un bouquet de violettes[Elizabeth/ Aaron] Sam 8 Mar - 4:37

J'attendais bien une certaine réticence de sa part et je ne fus qu'à moitié surpris par sa porte a demi ouverte. Un perdant aurait considérée la porte à moitié refermée, mais je trouvais que déjà ,le simple fait qu'elle accepte le dialogue compte tenu de la tension de nos derniers échanges était fort engageant.
l'entrebâillement de l 'huis laissait échapper une portion du visage d' Élisabeth. Sans fard, son teint, pale: aux pommettes colorées me faisait penser à une pomme rustique et parfumée de campagne. Ses cheveux roux intense cascadaient librement le long de ses joues et leur éclat tranchait avec le pastel de son visage. Le T shirt ample ,d'un joli bleu profond, achevait de relever l'harmonie de l'ensemble, même si cela donnait une idée fort peu prometteuse quant à l'aspect vaporeux des vêtements d'intérieur de ma chère consœur. En un sens le défi de faire glisser l'entretient sur une pente grivoise n'en était que renforcé. Je me préparai à jouer la carte de la guimauve doucereuse pour ne pas paraitre top agressif vis à vis de sa cotonnade sage.


Je décidai stratégiquement d'ignorer la part d’acidité contenue dans son invitation et de rajouter ma contribution mielleuse au dialogue pour l'amadouer afin que sa porte s'ouvre suffisamment pour me livrer passage. Avançant à hauteur de regard mon sézame en forme de bouteille,je lançai sur le ton le plus jovial possible

Ma visite est tout sauf protocolaire, Elisabeth!

Je prenais soin de l'appeler par son prénom pour appuyer mes dires et immédiatement extraire cette visite du cadre professionnel. Même si ce dernier avait été ce qui avait permis notre premiére prise de contact, il renvoyait beaucoup trop à nos antagonismes déontologiques pour qu'il soit directement exploitable. Cependant, je ne voulais pas faire totalement abstraction de nos différents,ne serait -ce que par soucis de crédibilité.
En effet, j'avais la réputation,assez méritée, avouons le, d'être dur en affaire. Et Elisabeth était une femme intelligente, malgré son handicap compassionnel qui ne lui laissait que peu de chance face à qui sait et ose détourner les rouages de l'appareil judiciaire à son profit. Je ne voulais en aucun cas faire insulte à ses facultés intellectuelle en lui jouant une comédie trop grossière. cependant je devais la déstabiliser pour qu’elle ne reste pas campée sur une position négative envers moi.

Et, au risque de vous surprendre,vous m'avez beaucoup touché lors de votre plaidoirie...

A présent il me fallait peser mes mots si je ne voulais pas tout gâcher.

... J'ai réfléchis... Et je crois que m'entretenir avec vous des doutes éthiques que vosu avez suscités en moi me serait bénéfique.

Il restait encore un aspect des choses à traiter pour parfaire mon discours: J'avais obtenu gain de cause et l'orgueil professionnel de Maitre Grimms avait du en être affecté. Il convenait donc de revaloriser son égo en lui accordant une importance et une supériorité sur moi compensatoire dans le cadre de cette conversation privée.

J'ai besoin de votre aide bienveillante Elisabeth!

J'avais mis une pointe de timidité, comem si l'aveu d’une faiblesse me coutait, afin que l'illusion du grand avocat qui s’effondre face à la grâce de la femme de coeur justifie mon apparent revirement .
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MessageSujet: Re: La vie est un bouquet de violettes[Elizabeth/ Aaron] Sam 8 Mar - 15:14



    De fait, Elizabeth aurait du s'en douter. Aaron Winston n'allait certainement pas accepter pour seule réponse un non poli et une invitation à prendre rendez-vous. Pourtant, elle s'était sentie obligée d'agir ainsi. Il y avait quelque chose, chez cet homme, qui la mettait mal à l'aise. Et elle aurait aisément voulu fuir cet étrange sentiment, entre attirance et répulsion, si elle l'avait pu. Malheureusement pour elle, il était assez difficile pour la jeune femme, en vérité, de lui claquer la porte au nez. A la place, elle vit qu'il avait ramené une bouteille de vin. Elle haussa un sourcil … Que lui voulait-il à la fin, ce type ? Pour Elizabeth, c'était assez incompréhensible, comme attitude. “-Ah oui ?” C'était la seule chose qu'elle pouvait dire. Cela était assez bête mais la demoiselle se sentait assez mal à l'aise. Elle remarqua à peine qu'il l'avait appelé par son prénom en vérité, tant elle était mal à l'aise avec ce qui se passait en ce moment, chez elle. Pour le moment, ce type était toujours sur le palier mais elle se doutait bien qu'il ne s'arrêterait pas là.

    Haussant un sourcil, la jeune femme se demanda ce qui se passait quand elle entendit les étranges mots prononcés par Aaron. Il était vraiment en train de dire qu'elle l'avait touché ? Cela semblait totalement incroyable, quand on connaissait le personnage et la jolie Elizabeth ne savait plus que penser. Elle avait conscience qu'il pouvait très certainement être en train de la manipuler, mais si il y avait une seule chance que ce soit vrai … Devrait-elle vraiment le refuser ? Le renvoyer à ses pénates sans plus lui accorder de crédit, ce n'était pas évident.

    Elle le regarda droit dans les yeux, ne répondit pas tout de suite. Mais alors qu'elle allait refuser, une porte s'ouvrit à l'autre bout du couloir. C'était la commère de l'immeuble, Elizabeth le savait. Elle n'hésiterait pas à venir l'ennuyer pendant des heures si elle voyait Aaron. D'un geste rapide, Elizabeth fit rentrer Aaron dans l'appartement et ferma la porte. Elle avait agi en quelques secondes et elle en avait le souffle coupé. Soudainement, Elizabeth se rendit compte qu'elle avait agi de manière précipitée. Elle devrait sans doute s'expliquer. “-Excusez-moi, mais cette femme est une vraie commère et elle ne m'aurait plus laissé en paix alors ...” Elle haussa les épaules, sans trop savoir comment se justifier autrement. “-Je ne crois pas trop à votre petit numéro de tout à l'heure.” Elle était bien obligée de le lui dire. “-Mais maintenant que vous êtes là ...” Elle aurait pu attendre une minute et le faire sortir discrètement dès que la commère serait partie. Mais Eli savait déjà qu'elle ne ferait pas cela. Maintenant que ce cher Aaron était là, elle ne se voyait pas le renvoyer sans plus rien dire. “-Nous pouvons toujours ouvrir la bouteille, j'imagine.” Un petit sourire contraint. Oui, Elizabeth Grimms était extrêmement gênée.

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MessageSujet: Re: La vie est un bouquet de violettes[Elizabeth/ Aaron]

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